Depuis l'antiquité l'or est la valeur refuge par excellence. Lors
des nombreuses crises précédentes la valeur de l'or a toujours dépassé
celle de l'inflation.
Le marché :
Durant les années
où l'économie était florissante, l'or était surtout utilisé en
bijouterie. Cela représentait 51% de la production en 2007, le reste
étant partagé entre la demande des banques centrales (18%), de
l'industrie (14%) et des investisseurs (16%). Mais depuis quelques mois
la crise a changé la donne : désormais ce sont les placements qui
tirent la demande. 59% pour les investissements contre 33% pour la
joaillerie et 8% pour l'industrie.
Début 2007, l'once est à
650$. Elle est aujourd'hui proche des 1000$, une progression de 50% en
2 ans. Parallèlement, le CAC 40 a dévissé d'autant. Qu'est-ce qui
pousse un si grand nombre d'investisseurs à s'intéresser à ce métal? La
crainte de voir le dollar s'effondrer. Les banques centrales, qui
pendant longtemps ont bradé leurs réserves d'or contre des dollars,
sont à nouveau entrain de de faire gonfler leurs stocks, et ainsi
assurer une stabilité à leur monnaie.
La vente :
C'est
la loi de l'offre et la demande qui est à l'uvre aujourd'hui, la
production minière ayant fortement chuté, le prix de revente du métal
jaune pour un particulier augmente et devient vraiment intéressant.
Par exemple :
Une pièce napoléon 20f acheté il y a 5 ans 50 euro ce revend aujourd'hui 126 euro.
Un bijou cassé ce vendait 5 euro le gramme pour 10 euro aujourd'hui.